Ses origines

 

 

HISTORIQUE

OSTREICULTURE ET TOURISME

Vers 650, le village de La Tremblade commence à apparaitre. C'est un petit port au milieu d'un paysage de marais salant. Il est connu pour sa production de sel.

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L'ORIGINE DU NOM LA TREMBLADE

Plusieurs hypothèses sont avancées.

1-  Les habitants étaient souvent atteints d'une fièvre des marais qui les faisait trembler.

2-  Les pêcheurs ramenaient dans leur filet de nombreux trembles ou poissons -torpilles, dont les décharges électriques sont bien connues.

3-  On construisait avec inquiétude par crainte de la modification des dunes et de la côte.

4-  Une forêt de trembles, arbres au feuillage argenté qui semble trembler au vent, aurait été plantée autour de La Tremblade.

5-  La région était souvent soumise à des mouvements sismiques. Une légende locale raconte qu'à l'époque gauloise, une cité nommée ANCHOINE, aurait été totalement engloutie lors d'un cataclysme.

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Vers 800, la pêche et l'exportation du sel sont les seules richesses du village.

En 866, La Tremblade et la presqu'ile d'Arvert sont pillés par les Normands. Les Trembladais alors, en prendront exemple et s'attribueront "le droit d'épave". C'est à dire, qu'aprés chaque nauffrage d'un bateau sur la côte, les trembladais s'attribueront les restes du bateau et de sa cargaison, abandonnés sur les plages.

Vers 1300, La Tremblade est connu comme l'un des plus grands ports exportateurs de sel en France.

En 1400, La Tremblade compte déjà trois ports, Mus de Loup, la Cale ronde et l'Atelier.

Vers 1552, un disciple de CALVIN, prêche la réforme à La Tremblade qui va devenir un important centre de la religion prétendue réformée (protestantisme).

En 1630, aprés avoir appartenu successivement à différents seigneurs, la Baronnie d'Arvert à laquelle appartient La Tremblade devient propriété du cardinal de RICHELIEU, aprés le siège de La Rochelle.

Le port de La Tremblade fait un important commerce de poissons salés, de vin, de grains, de toile, de laine et de sel. Il importe du blé et du bois.

En 1636, deux navires royaux, dont l'un commandé par le capitaine Jehan DE LESTRILLE, de La Tremblade, sont au mouilage à Mus de loup, pour réparation.

En 1650, Blanche DE LA CHAPELAINE, relance l'ostréiculture (déjà pratiquée par les gallo- romains).

En 1660, Mus de loup, avant port de La Tremblade, à l'embouchure de La Seudre, reçoit une escadre royale: 13 vaisseaux du Duc de BEAUFORT, y sont armés de 1660 à 1663, pour des expéditions. L'un d'eux, "LA RENOMMEE" est commandée par le trembladais FORAN, en 1662.

En 1664, COLBERT cherche à créer un grand port militaire sur l'Atlantique. Rochefort et Mus de Loup sont en concurence. Pour diverses raisons, c'est Rochefort qui fut choisi en 1666.

A partir de 1680, l'intolérance se fait de plus en plus vive vers les "protestants". Ceux ci sont persécutés, en 1681, le temple est transformé en église, en 1685.

 LOUIS XIV signe à Fontainebleau la révocation de l'Edit de Nantes. Un régiment d'infanterie vient à La Tremblade pour faire abjurer le reste de la population. La Tremblade qui avait 1 500 habitants en 1685, tombe à 600 habitants, en 1688, sa population ayant émigré aprés les persécutions.

En 1686, arrivée à La Tremblade de l'Abbé François de SALIGNAC DE LA MOTHE FENELON, plus connu sous le nom de FENELON, pour convertir les réfractaires.

En 1710, la culture de l'huitre plate prend de l'expension. La traversée de La Seudre, se fait avec des chaloupes, et ce qui est curieux c'est qu'il n'y a que des femmes et des filles qui les conduisent. Elles nagent aussi bien que les hommes et sont trés rudes. Il n'y a qu'à taquiner ces "matelots" et les injures vont tomber. A cette période, lorsque l'on voulait parler de méchantes femmes, on disait: "tête de La Rochelle, gueule de La Tremblade".

En 1775 , est signé un traité de creusement d'un chenal rectiligne de La Seudre à La Tremblade. Celui ci sera terminé en 1840, c'est le chenal de La Grève ou canal de l'Atelier.

En 1787, création d'une verrerie spécialisée dans la fabrication de bouteilles.

-1789 - La commune qui compte 2000 habitants sous la révolution, prend pour quelques années le nom de  LA REUNION SUR SEUDRE.

En 1810, NAPOLEON 1er accorde le transfert du chef lieu de canton, d'Arvert à La Tremblade. L'empereur decide la fixation des dunes par le reboisement.

En 1823, la commune prend sa configuration actuelle.

En 1823, "l'ANTONIO CARMEN", une goélette espagnole, fait naufrage sur les bancs de sable du Pertuis de MAUMUSSON: il n'y aura qu'une seule survivante, l'épouse de l'armateur, une rochelaise, dont c'était leur voyage de noce. La pointe prendra le nom de "pointe espagnole"

En 1843, le vignoble à La Tremblade est florissant. Une vinaigrerie est créée, elle fonctionne toujours aujourd'hui. Mais en 1864, aprés la crise du phylloxéra, le vignoble trembladais est détruit.

1848, plantation d'un arbre de la Liberté sur la place du Canton à La Tremblade (il sera endommagé en 1925 par une tempête et abattu).

En 1860, les premières villas de Ronce commencent à apparaitre.

22 parcelles en bord de mer, dessinées en 1860 sur un document, par le propriétaire des lieux, Joseph Edouard PERREAUDEAU de BEAUFIEF semblent représenter le premier lotissement de Ronce les bains.

La même année, un certain  Docteur BROCHARD rochelais, médecin et membre de plusieurs sociétés savantes française et étrangères, édite un petit ouvrage sur les bienfaits des séjours balnéaires sur notre littoral,  "des bains de mer de La Tremblade, Ronce les bains, Charente inférieure" et contribue à faire connaitre Ronce les bains. Des travaux de fixation des dunes sont confiés aux eaux et forêts, pour protéger la côte.

1867, début de la construction de l'église actuelle de La Tremblade.

En 1868, une cargaison avariée d'huitres venant du Portugal est jetée par dessus bord d'un bateau, en Gironde. Ces huitres vont créeer des bancs naturels jusqu'en Seudre. La "portugaise" (Crassostréa Angulata) va remplacer la "plate" (Ostréa Edulis).

1868, construction d'une ligne de chemin de fer dans la forêt jusqu'à "la pointe espagnole". Cette ligne va servir à transporter les matériaux destinés à la fixation des dunes.

En 1876, inauguration de la ligne de chemin de fer Saujon-La Tremblade  (cette ligne fonctionne encore pour le tourisme avec "le train des mouettes"). Le port de La Tremblade est classé 5ème port de France, juste aprés La Rochelle et avec un trafic de 8 300 tonnes.

Les sauniers trembladais sont connus jusqu'en Norvège. Le sel local est d'une grande qualité.

En 1877, la plantation de 4 500 hectares de pins maritimes est terminée.

En 1893 construction de la mairie et fin de la construction de l'église.

1895, construction du 1er phare de La Coubre (il s'écroulera en 1907).

1905, mise en service du 2ème phare de La Coubre.

1913, création de L'UNION SPORTIVE TREMBLADAISE 

1922, l'huitre plate est décimée. Il reste la "portugaise".  

Le 20 février, la première pierre du temple protestant actuel est posée. Celui ci sera achevé en août 1923

En 1940, occupation allemande, 5 longues années commencent, le S.T.O. (service du travail obligatoire), la construction du mur de l'Atlantique, la Résistance...

En 1944, comble de malheur, les allemands amènent pour accélérer la construction du mur de l'Atlantique, 10 000 Russes blancs qui ont juré fidélité à Hitler. Moins disciplinés que les allemends, ils font chaque nuit des razzias sur le fourrage et les récoltes.

Le 5 janvier 1945, l'aviation alliée bombarde Royan.

 En février 1945, les allemands incendient le centre ville ( il sera reconstruit en 1950). Le 14 avril, débarquement à Mus de Loup et libération de La Tremblade et Ronce. En souvenir de ces périodes difficiles et de résistants fusillés, deux monuments sont entretenus et fleuris à chaque manifestation. L'un est à côté du pont de La Seudre, l'autre avenue Marcel GAILLARDON. Un officier et huit soldats anglais inconnus, retrouvés noyés en juin 1940, sur la côte, reposent au cimetière de La Tremblade. Leurs tombes sont aussi régulièrement entretenues et fleuries.

1960, ouverture de la route touristique de la forêt de la Coubre. En 1965, une nouvelle route directe La Tremblade -Ronce est tracée.

1969, ouverture du collège. (Il portera le nom de Fernand GARANDEAU, ancien Maire et directeur d'école).

En 1970, les huitres "portugaises " meurent considérablement. Les ostréiculteurs font venir des huitres "japonaises" qui s'adaptent trés bien en Seudre. En deux ans, la Crassostréa Gigas repeuple le bassin ostréicole.

Juin 1972, ouverture du pont de La Seudre (péage).

Le 7 septembre, à 1 heure du matin, un tremblement de terre trés impressionnant est ressenti sur toute la côte, et occasionne des lézardes et des chutes de pierre sur certains bâtiments.

En 1973, ouverture du 1er salon de l'ostréiculture.

En 1976, pendant un été trés sec, un pyromane allume un feu à la forêt de St Augustin. 1000 hectares sont brulés. Le feu est arrivé à la limite du zoo de La Palmyre.

1977, construction du laboratoire scientifique d'IFREMER à Mus de Loup.

1979, tonnage record d'expédition d'huitres du bassin de Marennes Oléron, pour Noel, 55 000 tonnes      (production française, 100 000 tonnes).

En 1986, réalisation de pistes cyclables en forêt qui peuvent vous conduire aujourd'hui jusqu'au phare de La Coubre, La Palmyre et Royan.

 1991, gratuité totale du pont de la Seudre et 1992, création d'une rocade contournant La Tremblade, par la forêt.

Quelques années plus tard, une autre rocade créée en prolongement permet d'éviter les traversées d'Arvert et d'Etaules, et de circuler plus facilement pour rejoindre Royan, Saujon et Saintes. 

En décembre 1999, la tempête dite "du siécle" qui a traversé toute la France, a fait aussi de nombreux dégâts sur la commune. Des toitures se sont envolées, des villas sur le bord de la plage ou des cabanes ostréicoles à La Grève ont été détruites et de nombreux pins maritimes ont été arrachés, cassés, couchés. Une grande partie de cette belle forêt de La Coubre a été mutilée.

Quant à la dernière tempête XYNTHIA (2010), elle a inondé la place Brochard et noyé tous les commerces du centre ville de Ronce les bains. Elle a provoqué moins de dégât sur les arbres et les toitures, mais les inondations ont été plus importantes.

En juillet 2010, Ronce les bains a fêté le 150ème anniversaire de sa naissance.

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Si en 1976, la population de La Tremblade comptait 5 169 habitants, elle descend en 1982, à 4 687 habitants.

La Tremblade est un chef lieu de canton, qui regroupe les communes d'Arvert, d'Etaules, de Chaillevette, des Mathes et de St Augustin.

C'est une ville commerçante, avec un marché couvert "au canton" (qui est le centre ville), ouvert tous les jours et un grand marché en centre ville et sur la place Faure Marchand, le mercredi mais surtout le samedi matin, toute l'année. La commune de La Tremblade / Ronce les bains vit l'hiver de l'ostréiculture et un peu de la pêche, mais aussi, une grande partie de l'année, du tourisme.

De nombreuse villas de Ronce les bains, qui étaient  des villas secondaires, sont de plus en plus habitées à toutes saisons  par des retraités qui viennent s'installer dans notre région.Le département de la Charente Maritime, qui est le 2ème département touristique (aprés le Var), attire de nombreux résidents à l'année.

 

Toutes ces informations vont vous permettre de mieux connaitre votre lieu de vacances.

Si vous souhaitez faire d'autres découvertes, la mairie,  les livres d'histoire, et l'Office du tourisme vous aideront avec beaucoup de plaisir.

Nombres de ces informations ont été tirées de livres d'historiens locaux, qui ont fait un travail formidable.

Merci à Henri MOREAU et Michel CHAIGNE

 

BON SEJOUR ET BONNES VACANCES A TOUS.....

Commentaires (2)

1. Gaillot-Bernard 21/01/2011

Bonjour et merci

En effet Trembladaise de naissance et d'origine puisque ma famille est sur les registres d'état civil depuis 1681.
Je tombe sur cette page par hasard et suis contente car je viens d'apprendre des choses que je ne connaissais pas sur la Tremblade je possède les livres de messieurs Moreau et Chaigne .
Bonne continuation pour ces informations.
Mme Bernard

2. Helen Noble nee Robert 22/03/2009

Bonjour!

Your website is very interesting. My ancestors, Samuel Robert and his wife Anne Joyaux fled La Tremblade in 1682 and went to England. Samuel was a butcher in La Tremblade.
My husband and I will visit the area later this year.
Helen Noble nee Robert.

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